2010, Centaurus, Freiburg 2010, ISBN10: 3825507661
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Rezension / Compte rendu:
Les arpenteurs du rideau de fer
Avant l'unification de l'Allemagne en 1990, une frontière de 1393 kilomètres de long séparait les deux Etats allemands. Dès 1972, la RDA et la RFA ont mis en place une commission chargée de mesurer cette frontière et de gérer les problèmes frontaliers. Klaus Otto Nass, ancien secrétaire d'Etat de Basse-Saxe, a représenté son « Land » au sein de cette commission de 1976 à 1978. Il vient de rassembler des documents de l'époque en une épaisse documentation sur ce « rideau de fer », expression utilisée en 1946 par le premier ministre britannique Winston Churchill pour traduire l'isolement des pays de l'Est face au reste du monde au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Certes le gouvernement de Bonn avait dressé le bilan des travaux de cette commission frontalière dès 1979, mais cette brochure n'a jamais été rééditée. Il importait donc, vingt ans après la chute du Mur de Berlin, de « lever le rideau » sur ce que les autorités est-allemandes ont toujours cherché à cacher. Au-delà des documents d'archives, qui reflètent l'influence de la police secrète (« Stasi ») et du régime de Berlin-Est, Klaus Otto Nass relève le climat de confiance qui régnait au sein de la commission, chacun essayant de faire fi des différences idéologiques et du climat de guerre froide pour « faire au mieux » et parvenir à un résultat de compromis, satisfaisant pour les deux Etats. Un défi pourtant, car pour l'Allemagne de l'Ouest la frontière restait interallemande, alors que l'Allemagne de l'Est souhaitait transformer la ligne de démarcation entre les anciennes zones d'occupation anglo-américaine et soviétique par un tracé scellant la souveraineté de la RDA, ce que Bonn refusait. Une même langue, deux langages. Pour la RDA, l'adhésion de l'Allemagne de l'Ouest à l'Alliance atlantique en mai 1955 et celle de l'Allemagne de l'Est au Pacte de Varsovie une semaine plus tard avaient fixé à jamais l'existence d'une frontière.
La difficulté de l'exercice résidait dans le fait que la commission n'avait pas pour fonction de redessiner la frontière, mais de s'en tenir à des directives, comme celles fixées, assez vaguement d'ailleurs, dans le protocole de Londres en 1944. Si les résultats ont pu être acquis sur la terre ferme dès 1976 au centimètre près, la question de frontière de l'Elbe est restée quant à elle encore longtemps au centre des débats interallemands. Fallait-il prendre la rive Est pour frontière, laissant ainsi le fleuve sur territoire ouest-allemand ? Ou bien le contraire ? Ou bien encore au milieu du fleuve ? Même problème délicat dans la baie de Lubeck, où il s'agissait de régler la navigation en Mer Baltique et de définir les zones de pêche.
Klaus Otto Nass ajoute à sa documentation des notes et réflexions personnelles rédigées dans les années 70. Un témoignage parfois subjectif qui contraste avec le ton beaucoup plus sobre des comptes rendus officiels.
François Talcy
Grenzkommission und DDR
1972 setzten beide deutsche Staaten eine gemeinsame Kommission ein, um die 1393 Kilometer lange Grenze zu vermessen, die die frühere sowjetische von den westlichen Besatzungszonen Deutschlands trennten. Der ehemalige Staatssekretär Klaus Otto Nass vertrat das Land Niedersachsen in dieser Grenzkommission, die mit unterschiedlichen Definitionen des Begriffs die Grenzprobleme regeln wollte. Nach langwierigem Studium der Stasi-Akten beschreibt er nun das totale Herrschaftssystem der Stasi.
Red.



