2007, Deutscher Universitäts-Verlag, ISBN10: 3835060805
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Rezension / Compte rendu:
Umerziehung und Kulturmission
Die vorliegende Veröffentlichung ist eine von Jacqueline Plum 2004 an der Universität Bonn eingereichte Doktorarbeit. Die Autorin merkt schon in ihrer Einführung an, dass der Zugang zu den "Archives Françaises de l'Occupation en Allemagne et en Autriche" in Colmar im Jahr 1986 eine Richtigstellung und Neuinterpretation der französischen Politik jener Zeit ermöglicht hat. Damit kann ein Schlussstrich unter die bisher stark negative Einschätzung des französischen Re gierungshandelns gezogen werden, das im Allgemeinen im Kontext des Revanche-Gedankens gesehen wurde. Die Kulturpolitik Frankreichs in Deutschland nach dem Zweiten Weltkrieg war die eines durch den Konflikt geschwächten Siegers, der bemüht war, seinen Platz und seinen Einfluss in der Welt wiederzuerlangen. Jacqueline Plum analysiert diese zehn Jahre, die geprägt waren von dem Willen, die aus dem deutsch-französischen Krieg von 1870 entstandene ideologische Beziehung zwischen Erbfeinden zu verändern.
Zu diesem Zweck definierte Frankreich eine Jugend- und Umerziehungspolitik, deren Ziel es war, die junge Generation Deutschlands zu demokratisieren. Diese Bemühungen führten 1963 zur Gründung des Deutsch-Französischen Jugendwerks, dessen Erfolg bekannt ist. Plum merkt an, dass sich Frankreich sehr viel später als die amerikanischen und britischen Alliierten wirklich für das Problem interessierte, ohne es allerdings zu verkennen. Frankreich saß im Übrigen mit am Tisch der auf Initiative Londons einberufenen ersten Konferenz der Bildungsminister der alliierten Staaten im Oktober 1942, in gewisser Weise ein Vorläufer der späteren UNESCO. Die angelsächsischen Konzepte unterschieden sich von denen Frankreichs. Paris glaubte nicht allzu sehr an die Umerziehung der Deutschen und befürwortete eher repressive Maßnahmen und ein energisches Eingreifen in das deutsche Bildungssystem. Die Briten und Amerikaner gaben sich da zurückhaltender und meinten, die Deutschen müssten ihre Umerziehung selbst in die Hand nehmen. Schließlich gründeten die Franzosen im Frühjahr 1945 ihre eigene Regierungsorganisation, die "Kommission für die Umerziehung des deutschen Volkes". Schon der Begriff Umerziehung implizierte sowohl eine repressive Entnazifizierungspolitik als auch eine "Entpreußung", aber auch ein konstruktiveres, auf die Demokratisierung des Landes ausgerichtetes Vorgehen.
Es ist das Verdienst der vorliegenden Arbeit, eine Bestandsaufnahme aller Nachkriegsinitiativen erstellt zu haben, angefangen bei der Rolle des Jesuitenpaters Jean du Rivau, der schon 1945 das Zeitschriftenpaar "Documents" und "Dokumente" ins Leben rief, sowie der des Germanisten Edmond Vermeil, der im selben Jahr (nach einer Erstveröffentlichung im Jahr 1939) seinen Essay mit dem Titel "Que faire de l'Allemagne?" herausgab. Jacqueline Plum unterscheidet zwischen Umerziehung und Kulturmission und greift die verschiedenen in den letzten Jahren veröffentlichen Analysen und Forschungsarbeiten auf, die nachweisen, dass sich der Begriff der Kultur und der Erziehung im Laufe der Jahre verändert hat, im Wesentlichen unter dem Einfluss der Zivilgesellschaft und unter anderen mit Hilfe des Bureau International de Liaison et de Documentation (B.I.L.D.) in Offenburg, des 1948 von Alfred Grosser und Emmanuel Mounier ins Leben gerufenen Comité d'Echanges avec l'Allemagne nouvelle und des im selben Jahr von Carlo Schmid und Theodor Heuss gegründeten Deutsch-Französischen Instituts in Ludwigsburg - Beispiele dafür, wie in den 1950er Jahren das Fehlen einer institutionellen auswärtigen Kulturpolitik ausgeglichen wurde. Viele Seiten widmet die Arbeit den Jugendbewegungen, die ab Dezember 1945 wieder in der französischen Besatzungszone zugelassen wurden, sowie den privaten Organisationen, die in dieser Zeit den Jugendaustausch gefördert haben. Sie endet mit dem berühmten Zitat von Joseph Rovan, dem ehemaligen Präsidenten des B.I.L.D., der das Ergebnis der Arbeit des Deutsch-Französischen Jugendwerks einmal "die größte organisierte Völkerwanderung in Friedenszeiten" genannt hat.
Gérard Foussier, Übersetzung: Barbara Reuter
Rééducation et mission culturelle
L’ouvrage est une thèse présentée par l’auteur en 2004 à l’université de Bonn. Jacqueline Plum fait remarquer, dès son introduction, que l’accès en 1986 aux archives de Colmar sur l’occupation française en Allemagne et en Autriche a permis de corriger et de donner une nouvelle interprétation de la politique française de l’époque, mettant fin à une appréciation jusqu’alors fortement négative de l’action gouvernementale française, présentée généralement dans un contexte de revanche. La politique culturelle de la France en Allemagne au lendemain de la seconde guerre mondiale s’inscrit dans une logique de vainqueur affaibli par le conflit et soucieux de retrouver sa place et son influence dans le monde. Jacqueline Plum analyse donc ces dix années marquées par une volonté de mettre fin à cette relation idéologique d’ennemis héréditaires née de la guerre franco-allemande de 1870. Pour ce faire, la France a défini une politique de jeunesse et de rééducation qui visait à démocratiser la nouvelle génération allemande, efforts qui aboutiront à la création en 1963 de l’Office allemand pour la Jeunesse avant le succès que l’on connaît. Jacqueline Plum note que c’est bien plus tard que les Alliés américains et britanniques que la France s’intéressera véritablement au problème, sans pour autant l’ignorer. Elle sera d’ailleurs à la table de la première conférence des ministres de l’Education des pays alliés dès octobre 1942 à l’initiative de Londres, précurseur en quelque sorte de la future organisation des Nations-Unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO). Les conceptions anglo-saxonnes étaient différentes de celles formulées par la France. Paris ne croyant pas trop à la rééducation des Allemands préconisait plutôt des mesures répressives et une intervention rigoureuse dans le système éducatif allemand. Les Britanniques et les Américains se voulaient plus réservés, estimant que les Allemands devaient prendre leur rééducation eux-mêmes en mains. Finalement, les Français créeront leur propre organisation gouvernementale au printemps 1945, la « Commission de rééducation du peuple allemand ». La notion même de rééducation incluait à la fois une politique répressive de dénazification et de suppression de l’héritage prussien (Entpreußung), mais aussi une action plus constructive axée sur la démocratisation du pays. Là est tout le mérite des recherches de l’auteur que d’avoir fait le point sur toutes les initiatives d’après-guerre, à commencer par le rôle du Père jésuite Jean du Rivau, qui dès 1945 fonde les revues « Documents » et « Dokumente », et celui du germaniste Edmond Vermeil publiant la même année (après une première publication en 1939) son essai intitulé « Que faire de l’Allemagne ? ». Jacqueline Plum fait la distinction entre rééducation et mission culturelle et reprend les différentes analyses et recherches parues ces dernières années qui tendent à démontrer que le concept même de culture et d’éducation a évolué au fil des ans, essentiellement sous l’influence de la société civile par l’intermédiaire entre autre du Bureau International de Liaison et de Documentation (B.I.L.D.) d’Offenburg, du Comité d’Echanges avec l’Allemagne nouvelle (fondé par Alfred Grosser et Emmanuel Mounier en 1948) et de l’Institut franco-allemand de Ludwigsburg (fondé par Carlo Schmid et Theodor Heuss la même année) – exemples compensant l’absence de politique culturelle extérieure institutionnelle en Allemagne dans les années 50. L’ouvrage consacre de longues pages aux mouvements de jeunesse, autorisés en décembre 1945 dans la zone d’occupation française, et aux organisations privées qui ont encouragé à cette époque les échanges de jeunes. L’ouvrage se termine sur la célèbre citation de Joseph Rovan, ancien président du B.I.L.D., qualifiant les résultats de l’OFAJ de « plus grande migration des peuples organisée en temps de paix ».
Gérard Foussier



