2008, Schardt Verlag, ISBN10: 3898414000
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Dieses Buch wurde rezensiert in der Ausgabe: Dokumente 6/2008
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Rezension / Compte rendu:
Eine Freundschaft besonderer Art
L steht für Leuna und Leuna für jene Schmiergeldaffäre, die nach dem Fall der Mauer die deutsch-französischen Beziehungen belastete, als bekannt wurde, dass der Verkauf der DDR-Raffinerien an Frankreich nur über dubiose Subventionszusagen erfolgte. Soviel zum historischen Hintergrund. Dass Klaus Schüle, Professor an der Universität Bremen, daraus eine deutsch-französischen Kriminalgeschichte erfand, hat allerdings mit der damaligen Aktualität nur am Rande etwas zu tun. Viele angebliche Details aus jener Zeit entsprechen nicht der Geschichtsschreibung, die erwähnten Millionen werden nicht einmal als Francs oder D-Mark genannt, und die Helden kommunizieren über Handy, E-Mails und SMS, als wären sie ihrer Zeit voraus. Beim Roman ist ja (fast) alles erlaubt, trotzdem wundert sich der Leser, dass der Chef des französischen Konzerns mal Lionel Perrin, mal Lionel Perrier heißt und dass berühmte Pariser Straßen falsch geschrieben werden. Über die Affäre selbst erfährt man recht wenig: Vielmehr geht es um zwei Vermittler, einen Deutschen und einen Franzosen, die auf 90 Seiten eine Freundschaft der besonderen Art pflegen. Mit einem bescheidenen Anflug von James-Bond-Schnickschnack beobachten sie ihre Feinde und erledigen unliebsame Mitwisser. Der zaghafte Ansatz von Skandal zwischen Medien und Politik wird schnell abgehakt und endet mit der Ermordung der Journalisten. Von Spannung keine Spur. Übrigens: Was zwei misslungene Deutschen-Witze und die Gedichte eines gewissen Hans Tikri in diesem Roman zu suchen haben, bleibt bis zum Schluss ein Geheimnis.
Gérard Foussier
Le L du dossier annoncé sur la couverture entre les pieds de la Tour Eiffel, c’est Leuna. Et Leuna, c’est cette sombre affaire de gros sous lancée au lendemain de la chute du Mur de Berlin, les raffineries de Leuna dans l’ex-RDA devant être vendues au groupe pétrolier français Elf-Aquitaine au prix d’un soutien de l’Elysée dans l’unification du pays. Klaus Schüle, qui enseigne le français à l’université de Brême et qui édite la revue francophone France-Mail-Forum, a choisi cette affaire comme cadre de son petit roman. On pourrait croire qu’il s’agit des combines encore obscures au plus haut niveau, mais l’auteur ne cherche absolument pas à faire la lumière dans ce dossier complexe qui a envenimé les relations franco-allemandes, lorsque les dirigeants de Elf ont révélé une participation active de partis politiques allemandes dans les transactions peu légales. Il prend d’ailleurs quelques libertés avec les détails historiques de l’époque, il cite des sommes faramineuses dans que l’on sache toujours s’il s’agit de francs ou de marks et les héros de son histoire semblent en avance sur leur temps lorsqu’ils ne cessent de parler de téléphones mobiles et de mails (envoyés depuis un bistrot de la Rue Lepic à Montmartre – en 1990 !). Certes, les romanciers ont (presque) tous les droits, malgré tout le lecteur peut s’étonner de voir que le patron de la compagnie pétrolière française s’appelle ici Lionel Perrin, là Lionel Perrier, et que certains noms de rues et de places célèbres de Paris souffrent d’une écriture parfois rocambolesque. Le dossier L dans ce roman vite lu, ce n’est plus l’affaire Leuna, c’est plutôt cette amitié très particulière de deux négociateurs véreux, un Français et un Allemand, qui n’ont qu’un objectif – non pas relancer le dialogue entre Paris et Bonn, mais bien s’enrichir sur le dos de l’unité allemande et au nom d’une sauvegarde des bonnes relations franco-allemandes troublées par la réunification. L’auteur, qui a publié en 2005 avec le soutien de l’ambassade de France à Berlin un épais ouvrage sur l’histoire politique de Paris depuis la Révolution, voudrait avec ce roman imiter James Bond et ses gadgets, il invente un « auscultateur » pour observer ses victimes (avec rayons infrarouges la nuit !). Le roman devient même intrigue entre presse et pouvoir politique, mais les journalistes paient de leur vie leur recherche de la vérité et les deux compères ont vite fait de se débarrasser des curieux pour célébrer au bout de 90 pages ce qu’ils appellent leur « amitié héréditaire ». Quant à savoir ce que viennent faire dans cette histoire les deux blagues françaises sur les Allemands (dignes de l’Almanach Vermot des années 50) ainsi que les poèmes d’un certain Hans Tikri, c’est une énigme de plus dans ce récit simpliste qui laisse le lecteur sur sa faim, déçu de constater tout ce que l’on peut faire dire au nom de l’amitié franco-allemande.
Gérard Foussier



