Europa braucht den Euro nicht

Wie uns politisches Wunschdenken in die Krise geführt hat

Autor/Hrsg Auteur/Editeur: Sarrazin, Thilo
2012, Deutsche Verlags-Anstalt, München, ISBN10: 3421045623

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Rezension / Compte rendu:
Polémique sur l’euro

Pas de point d’interrogation dans le titre du dernier livre de Thilo Sarrazin : l’Europe n’a pas besoin de l’euro. L’auteur, membre du directoire de la « Bundesbank » jusqu’en octobre 2010, ne fait pas dans la dentelle. Son précédent ouvrage, axé sur l’immigration musulmane pour prouver que « l’Allemagne court à sa perte » (« Deutschland schafft sich ab »), est devenu un best-seller. Celui consacré à l’euro est de la même veine. Il répond au scepticisme des Allemands qui comme lui pensent que l’euro représente plus de risques financiers que de bénéfices économiques pour l’Allemagne – ce que réfutent bien sûr les adeptes de la monnaie unique. Le polémiste marque des points aux yeux des contribuables allemands, mais il s’attire aussi les foudres de ses critiques, lorsqu’il écrit que l’Allemagne est « victime d’un chantage à l’holocauste » qui l’obligerait à ouvrir ses caisses, lorsque d’autres gaspillent leur argent. Les réactions ont été à la hauteur des affirmations. Pourtant plusieurs économistes partagent l’analyse de la situation présentée par Thilo Sarrazin, notamment sur la question des eurobonds.
On lira avec attention les pages consacrées à la France, illustrées par les statistiques de la compétitivité de l’économie française. Sarrazin doute de la volonté et de la capacité de la France de mener les réformes structurelles nécessaires pour relever le pays et prouve par a+b avec une avalanche de chiffres que la France n’est pas en mesure de changer les mentalités. Il en veut pour preuves... la lecture de Stendhal (« Le rouge et le noir »), les tableaux de Monet et le film de Jacques Tati, « Les vacances de Monsieur Hulot » – autant d’éléments qui montreraient qu’une nation capable de telles oeuvres n’est pas ouverte à une quelconque discipline. Douloureux constat : c’est aux Français, écrit-il, de régler leurs problèmes eux-mêmes, l’aide allemande ne peut être que morale.
François Talcy

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