2014, Emons, Köln, ISBN10: 3954511703
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Rezension / Compte rendu:
Comment parler de Charlemagne
Thomas R. P. Mielke, connu pour ses bestsellers historiques et ses biographies, a cherché l'originalité pour percer les nombreux mystères autour du personnage de Charlemagne. Il a choisi la narration dans son « roman » de la vie de Charlemagne. Le mot a plusieurs sens : c'est à la fois un récit où se mêlent plus ou moins objectivement les études de moeurs et de sentiments ; et une longue histoire riche en épisodes. Charlemagne se prête aux deux définitions et l'auteur précise bien que son livre raconte une histoire librement inventée dans un contexte historique qui a bel et bien existé.
Personne ne pourra dire un jour, si Charlemagne a piqué une colère noire en s'entretenant avec le représentant du pape, s'il a tremblé de tout son corps avant de livrer bataille, si les oreilles de son cheval se sont dressées dans le froid de l'hiver ou si sa plume d’oie grinçait vraiment sur le parchemin, lorsqu'il paraphait un document – ces « précisions », tout comme les dialogues, sont les effets de la narration, utiles pour décrire une scène, dont on ne sait aujourd'hui si elle a bien eu lieu dans les conditions décrites. Le livre de Thomas R.P. Mielke a cependant le mérite de transposer des faits réels et incontestés dans un cadre plus large où les légendes succèdent aux supputations les plus farfelues. Sa description du carnage de Verden par exemple ressemble plus à un film à grand spectacle qu'à un témoignage historique. Le tout est ponctué par ce verdict sans appel : tous les Saxons qui refuseraient de se faire baptiser ou de faire Carême seront condamnés à mort.
Dans les environs de Verden, 4 500 pierres ont été posées en 1934 sur un parcours de 2 kilomètres dans la Forêt des Saxons (Sachsenhain) en souvenir des 4500 Saxons décapités par les soldats de Charlemagne en 782, en représailles de défaites carolingiennes. Conçu comme une place du souvenir, ce mémorial a été réalisé avec de vieilles pierres trouvées sur le sol de la région (ou à défaut dans des carrières du Nord de l'Allemagne). Depuis 1950, le lieu est utilisé par des organisations de jeunesse protestantes dans le cadre de rencontres sportives et de congrès. Certains historiens contestent l'origine de ce chemin, qu'ils interprètent plutôt comme une tentative de récupération historique par le régime national-socialiste. Les panneaux érigés sur le site rappellent néanmoins les événements de 782, qui avaient fait suite à la révolte de tribus saxonnes contre les envahisseurs francs. Pendant de nombreux siècles, le mythe du Saxon païen inflexible face au « boucher chrétien » (Sachsenschlächter) a été perpétué dans la littérature au chapitre des guerres de religion.
Jérôme Pascal
Ein Roman
Bastard, König und Kaiser, Krieger und Heiliger – so stellt Thomas R. P. Mielke Karl den Großen in seiner umfangreichen Erzählung vor. Vieles von dem, was mit Genauigkeit beschrieben wird, können Historiker sicherlich nicht bestätigen, aber der Titel des Buches lässt keinen Platz für historische Rätsel: es ist ja ein Roman.
Red.



