2008, Presses Universitaires de Grenoble, ISBN10: 2706114525
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Rezension / Compte rendu:
Fürs Fotoalbum der Nation
Als Autor zahlreicher Publikationen zum Thema Fußball richtet Albrecht Sonntag den Blick des Soziologen auf das gesellschaftliche Phänomen, das dieser Sport im Hinblick auf die europäische Identität darstellt. Fußball als Metapher für Europa? Gleich die Einleitung bekräftigt dies: Der auf sämtlichen Bildschirmen unumgängliche Sport bilde die einzige gemeinsame Sprache des Kontinents, der Rasen werde zur "Bühne, auf der sich die unterschiedlichsten Identitäten Gehör verschaffen". Der Autor schreibt dem Volkssport zwei Gesichter zu: "Auf der einen Seite steht der Vereinsfußball, der den Integrationsprozess des europäischen Marktes nicht nur mitgemacht, sondern seit einem halben Jahrhundert sogar in mehrfacher Hinsicht überholt hat; auf der anderen die jeweilige Nationalauswahl, die stark in einer anderen Epoche verwurzelt ist, nämlich im Zeitalter der Nationalstaaten und der Nationalismen, als der moderne Fußball entstand." Sonntag unterscheidet also zwischen dem Vereinsfußball "mit seiner übersteigerten Kommerzialisierung und postnationalen Logik" und dem Fußball der Nationalmannschaften – "un jeu universel pour des enjeux nationaux".
Das Buch, vor der Europameisterschaft 2008 mit ihren mittlerweile bekannten Ergebnissen und Enttäuschungen veröffentlicht, beginnt mit jener "France heureuse", dem Weltmeister von 1998, und endet mit einem Satz des britischen Schriftstellers John Lanchester, der Fußball als "Nationalismus in homöopathischen Dosen" bezeichnet.Sonntags Analyse zählt die Ungereimtheiten und Widersprüche im Fußball auf, die seiner Ansicht nach "die Gemütslage von uns Europäern in einer heiklen Übergangsphase" widerspiegeln. Besondere Aufmerksamkeit verdient das den deutsch-französischen Beispielen gewidmete Kapitel, in dem über das mäßige Interesse meditiert wird, das die französische Presse der Bundesliga entgegenbringt – das gilt auch umgekehrt: Seit 2007 veröffentlicht ein deutscher Verlag eine Buchreihe über Fußball in den europäischen Ländern, für die ein Titel über Frankreich "zwar als interessant erachtet, aber wegen wenig vielversprechender Verkaufsaussichten bedauernd abgelehnt wurde". Sonntag zitiert Politiker, Journalisten und Fußballer, die zu Medienbildern greifen, um ihre Vorurteile bestätigt zu sehen – und das nicht nur im Sport. Das Fazit der beiden Weltmeisterschaften in Frankreich 1998 und Deutschland 2006 zeigt, dass "der Fußball trotz seines universalen Charakters die nationalen Klischees nicht entscheidend und dauerhaft beeinflusst". Das allerdings tut seiner Wirkung im Inneren keinen Abbruch: "Der Fußball klebt Fotos ins Familienalbum der Nation, die noch Jahre später ein gerührtes Lächeln auf den Lippen aller Betrachter auszulösen vermögen."
Gérard Foussier
Photos d’album
L’auteur est allemand, mais il travaille et vit en France depuis 1991, titulaire de la chaire « Intégration européenne » de l’Ecole supérieure des sciences commerciales d’Angers. Un sociologue franco-allemand, donc. Auteur de nombreux ouvrages et articles sur le football, il traduit sa curiosité de sociologue face au phénomène de société que constitue ce sport dans la construction des identités en Europe. Le football, métaphore de l’Europe ? Albrecht Sonntag l’affirme dans cet ouvrage dès l’introduction : incontournable sur les écrans de toute taille, le football est à son avis la seule vraie langue commune du continent et les pelouses sont « le terrain d’expression pour les identités singulières les plus diverses ». Le sociologue n’hésite d’ailleurs pas à déceler deux visages de ce sport populaire : « d’un côté le football des clubs qui a non seulement suivi le processus d’intégration du marché européen, mais l’a même devancé à plusieurs égards depuis un demi-siècle ; de l’autre côté le football des sélections nationales qui reste fermement enraciné dans une autre époque, celle des Etats-nations et des nationalismes dans laquelle est né le football moderne ». Albrecht Sonntag fait donc la part des choses entre le football des clubs « avec sa commercialisation à outrance et sa logique post-nationale » et le football des équipes nationales – un jeu universel pour des enjeux nationaux, comme le résume l’auteur par cette jolie formule. Ecrit et publié avant l’Euro 2008 avec les résultats et déceptions que l’on sait, l’ouvrage commence par cette « France heureuse », championne du monde en 1998 et se termine sur une phrase de l’écrivain britannique John Lanchester, qui apparente le football à du « nationalisme en doses homéopathiques ». L’auteur énumère tout au long de son analyse les contradictions et les paradoxes du football, qui sont, dit-il, le reflet de « nos états d’âme d’Européens dans une période de transition délicate ». On retiendra tout particulièrement le chapitre consacré à l’étude de cas franco-allemande, avec ce peu d’intérêt témoigné par la presse française pour le championnat d’Allemagne – et vice-versa d’ailleurs : une maison d’édition allemande consacre depuis 2007 une série d’ouvrages au football des pays européens, collections dans laquelle la proposition de livre sur la France, vice-championne du monde en titre, a été « certes considérée comme intéressante, mais rejetée avec regret car peu prometteuse commercialement ». Albrecht Sonntag cite les hommes politiques, journalistes et footballeurs qui tour à tour se servent d’images médiatiques pour y trouver confirmation de leurs idées reçues – et pas seulement dans le domaine sportif. Le bilan des deux coupes du monde France 98 et Deutschland 2006 démontre que « le football, malgré son universalité, n’influe pas de manière significative et durable sur les stéréotypes nationaux ». Mais cela n’enlève rien à son impact à l’intérieur : « le football colle des photos dans l’album de famille de la nation qui, lorsqu’on les regarde des années plus tard, feront se dessiner des sourires attendris sur les lèvres de tous ».
Gérard Foussier



